Dans son communiqué PSC/PR/COMM.1180.2 (2023) publié à l’issue de la réunion du 23 octobre 2023, le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine clos une bonne fois pour toute le ridicule débat sur l’hypothétique intervention militaire contre le Niger en « Réaffirmant sa détermination à faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2030 afin de créer les conditions favorables à la réalisation de la vision de l’UA, celle d’une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale, ainsi que de l’agenda 2063 de l’UA« . Le conseil réaffirme surtout « l’engagement de l’UA à respecter la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de ses états membres et la solidarité de l’Union avec les populations dans leur aspiration légitime à la paix, à la sécurité et à la stabilité…« .
Le communiqué dans son esprit reconnaît désormais les nouvelles autorités du Niger en les qualifiant d’ « autorités de transition », bien loin des déclarations bellicistes du mois d’août passé remplies d’arrogance et de condescendance.
La question que se posent les peuples africains est de savoir pourquoi l’UA n’a pas rappelé tous ces beaux principes qu’elle dit incarner dès sa première réunion sur le Niger.
Dans une hypocrisie sadique le communiqué du conseil de Paix et de Sécurité de l’UA « se déclare préoccupé par la situation humanitaire au Niger« , une situation créée par les sanctions de la CEDEAO que l’UA a validé. Des sanctions infligées contre le Niger avant toute consultation des nouvelles autorités du pays. Il faut le rappeler, le Niger était dans un processus de révolution interne, sans effusion d’aucune goutte de sang et sans porter atteinte à l’intégrité d’aucun pays. L’armée du Niger, dans un élan patriotique, avec le soutien du peuple, assuma ses responsabilités pour sauver la nation. Face au choix du vaillant peuple du Niger, d’autres pays se réunissent pour le leur dénier. Ils adoptèrent tout un ensemble de mécanisme pour étouffer et pousser à la mort les nigériens. Peut-être pour les faire regretter leur choix et les ramener à leur « raison ». Peuvent-ils seulement comprendre jusqu’où peut aller un peuple en quête de sa souveraineté ?
Sans vouloir être inconvenant on se demande vraiment ce que ces dirigeants fument à longueur de journée pour être à un tel niveau d’incohérences et d’inconséquences. Et ils poussent plus loin le rubicon en demandant aux autorités nigériennes d’ « à assurer l’accès humanitaire afin d’alléger les souffrances des populations touchées ». Ainsi, ils prônent l’humanitaire au sommet pour maintenir les sanctions à la base. Voilà une fois de plus la manifestation du déphasage monumental entre ces élites qui se croient super intelligentes et les peuples qu’elles continuent à mépriser. Mesdames et Messieurs de l’UA, si vous êtes RÉELLEMENT préoccupés par les populations du Niger il faut juste lever toutes les sanctions que vous avez infligées au pays.
Par ailleurs, comment peut-on être étonné de ce niveau de méchanceté contre tout un peuple lorsqu’on connait les acteurs de sa mise en œuvre et de son maintien ? Prenons le cas d’Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. Il a marché sur un tapis rouge du sang de plus de 3.000 ivoiriens pour accéder à la présidence en 2010. Il s’est même octroyé un petit « bonus » d’une centaine de vies ivoiriennes pour obtenir son 3ème mandat absolument inconstitutionnel. C’est pourtant au nom du respect de la constitution qu’il est l’ardent défenseur de la mise à mort des enfants nigériens à travers les sanctions de la CEDEAO. Malgré qu’il soit au crépuscule de sa vie spirituellement misérable, Ouattara continue de manigancer à tous les niveaux pour faire le maximum de mal aux peuples du sahel.
Le cas Macky Sall se révèle être une grosse déception dans l’opinion africaine. Voilà un jeune politicien si prometteur avec des discours enchanteurs dans une Afrique en pleine incertitude. Mais une fois installé au pouvoir il devient une machine de répression, distribuant la désolation et la mort dans les foyers sénégalais. Il met en œuvre divers plans sordides pour écarter ses opposants politiques, sous le regard complice de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Aujourd’hui, l’enfer que fait vivre Sall à Ousmane Sonko et ses partisans est digne d’un film d’horreur macabre et sans fin. Des dizaines de jeunes sénégalais ont été massacrés dans la tentative du soi-disant défenseur de la démocratie à briguer un 3ème mandat.
Pour faire beaucoup de mal aux populations nigériennes, nous avons en face des hommes sans aucune once de foi dans leurs cœurs, qui continuent à martyriser leurs propres peuples. Que peut-on attendre de tels spécimens qui n’ont autres divinités que l’amour du pouvoir et la satisfaction du colon français ?
Le peuple nigérien n’attend pas grand-chose de ses organisations régionales et continentales qui ont été toujours absentes pendant les moments difficiles et qui viennent enfoncer le clou pour empêcher le décollage des populations qui aspirent à leur souveraineté.
Zas