Aujourd’hui la cour de justice de la CEDEAO a déclaré irrecevable la requête du Niger demandant la suspension des sanctions injustes et inhumaines contre les populations. La CEDEAO s’enfonce chaque jour dans les ténèbres de ses contradictions. Sinon, par exemple la somme insultante de 1,9 million de dollars qu’elle a annoncé cette semaine vouloir octroyer au Niger, va-t-elle les larguer par hélicoptère directement sur les populations ? Il faut être dans un aveuglément multidimensionnel aujourd’hui pour continuer à prétendre que le Niger n’a pas de nouvelles autorités. En vérité, la CEDEAO se trouve en ces temps-ci dans les gesticulations de l’agonie face à sa possible désarticulation, avec la création de l’AES et le probable départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La CEDEAO regarde sa mort s’approcher comme elle a regardé dans l’impuissance celle du G5 Sahel. Qu’elle lève ou pas les sanctions iniques contre le Niger à l’issue de sa réunion qui aura lieu dans quelques jours, les peuples du Sahel n’attendent plus aucun bien d’elle, étant désormais démasquée comme un machin au service de l’impérialisme qui les étouffe. La CEDEAO n’a pas aidé le Mali à reconquérir Kidal, elle n’a même pas exprimé la moindre joie pour accompagner le peuple malien. Elle n’a pas condamné l’attaque contre Djibo au Burkina, ni félicité l’armée burkinabè pour l’anéantissement des terroristes. La CEDEAO prouve chaque jour qu’elle a un agenda autre que celui d’être l’outil d’intégration et de bien-être des populations de ses pays membres.
Avec les divers acquis que l’AES engrange sur le terrain de la souveraineté chaque jour, toutes les populations africaines expriment leurs fiertés et rêvent de voir leurs pays emboîtés un tel cheminement. Or de telles ambitions constituent une sérieuse menace pour les chiens de garde de la France qui utilisent l’organisation sous régionale pour asservir leurs peuples.
Plus fort la CEDEAO excelle dans sa méchanceté, plus vite l’AES prendra son envol et trouvera de nouveaux adhérents.
Zas