Une fois de plus la cour de justice de la CEDEAO s’est illustrée dans le ridicule : aujourd’hui elle demande la libération de l’ex président Bazoum et son rétablissement comme président du Niger. Pourtant, le 7 décembre dernier, la même cour déniait au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) d’être la nouvelle autorité qui préside les destinées du pays. Elle disait cela en substance : « Une entité résultant d’un changement anticonstitutionnel de gouvernement et non reconnue par la Cédéao comme gouvernement d’un État membre ne peut pas, par nature, engager une procédure devant la Cour pour obtenir des avantages ou un sursis. »
Alors, pour tout homme doté d’un minimum de lucidité, la question demeure : pourquoi le CNSP va-t-il reconnaitre les décisions d’une institution qui ne reconnait pas son autorité ? D’ailleurs, il faut que les choses soient claires à ce niveau : désormais c’est œil pour œil dans les rapports avec le nouveau Niger. Si cette cour ne reconnait pas les nouvelles autorités du pays, elle ne vaut absolument rien aux yeux de tous les nigériens. Et les types d’inepties qu’elle produit conduiront sans nul doute à raffermir la volonté du peuple entier à quitter l’institution mère qu’est la CEDEAO. D’ailleurs, cette cour de justice considère-t-elle les conclusions de la 64ème session des chefs d’états de l’institution tenue le dimanche 10 décembre 2023 comme un dîner de cons qui a pondu d’un bout de selle ? Et la lettre de clarification du 14 décembre de la CEDEAO concoctée dans la foulée, est-elle aussi inutile que l’existence de l’institution en elle-même ? Bien entendu le peuple nigérien n’attend pas de réponses à ces questions de la part de cette troupe de juges aussi incohérents et inconséquents que la politique française en Afrique.
En réalité, la décision de cette cour de ce 15 décembre 2023 est proprement sans objet. Le CNSP n’a pas vu le jour pour répondre à des injonctions idiotes et futiles. En prenant ses responsabilités le 26 juillet 2023, l’armée nigérienne savait qu’elle fera face à des individus qui vont meugler pour certains et aboyer pour d’autres, réclamant le retour au désordre et à la tyrannie. Ces individus peuvent pousser tous les cris d’animaux qu’ils connaissent, la caravane Niger fera tranquillement son chemin vers la souveraineté. Désormais le pouvoir appartient au peuple nigérien, libre de ses choix, responsable de son destin. Des décisions compromises et irresponsables dictées d’ailleurs, même revêtues d’une toge, ne peuvent ébranler en quoi que ce soit la nouvelle dynamique du Niger.
Le peuple nigérien ne reconnaît que le Général de brigade Abdourahamane Tiani comme président du pays, la cour de justice de la CEDEAO peut aller mobiliser l’armée fantôme que les chefs d’états de l’institution ont brandi comme menace pour ramener celui qui veut du mal au pays. Et dans ce cas de figure, il faut marcher sur les cadavres de la vingtaine de millions des fils du pays pour imposer leurs décisions inconscientes. Dans le cas échéant, ces prétendus juges doivent rester perchés au sommet de leurs illusions et observer la vaillante marche du peuple nigérien vers sa souveraineté et son progrès.
Zas