L’AES QUITTE LA CEDEAO : NOTRE CHEMINEMENT COMMENCE AUJOURD’HUI

Dans la vie des nations, il y’a ceux qui écrivent l’histoire et ceux pour qui l’histoire est écrite. Puis il y’a ceux qui font des histoires parce que l’histoire s’écrit à contre-pied de leurs scénarios. Cette journée du 28 janvier 2024 est une tournure dans notre histoire. Les trois pays de l’AES quittent enfin la CEDEAO. Les émotions sont aussi intenses que les attentes, les joies s’extériorisent au rythme des questionnements. Les militaires l’ont fait, les hommes politiques n’auraient même pas osé imaginer le scénario. Les sentiments qui animent nos populations en ce jour spécial sont magnifiques et porteurs de beaucoup d’espoirs. 

Il fallait partir parce que la CEDEAO est devenue une organisation maléfique au service d’intérêts impérialistes. Elle importe le mal au lieu de créer le bien-être des populations. Au lieu de faire la guerre aux terroristes, elle préfère préparer la guerre contre le peuple nigérien qu’elle a préalablement meurtri avec les sanctions les plus criminels de l’histoire de l’humanité. Il fallait partir parce que les décisions de la CEDEAO ne se prennent plus sur le sol africain mais à Paris et dans d’autres capitales colonialistes, pour le bien de celles-ci, contre l’émancipation et le développement des peuples du Sahel. Les vieux loups qui dirigent la CEDEAO sont des odieux automates qui répondent aux ordres les plus débiles du jeune roi fou de Paris. Il faut aussi dire que ce dernier possède une expérience avérée dans le chevauchement des personnes d’un certain âge. Ainsi, il fallait quitter la CEDEAO pour reprendre en main notre destin et amorcer un nouveau départ dans notre histoire.

Beaucoup de choses commencent aujourd’hui. Allons-nous en souffrir ? Peut-être. Mais certainement pas plus que ce que nous vivons déjà. Cette même CEDEAO, à travers ses sanctions inhumaines, nous a révélé notre niveau de résilience et notre capacité à sortir de nos zones de confort face aux adversités. Les multiples crises que nous traversons nous forgent davantage. D’ailleurs, pour les chinois et les japonais, le mot crise est constitué de deux idéogrammes : Wei (danger) et Ji (opportunité). Ainsi donc, nous allons faire de ces crises une situation difficile qui nous permettra de saisir de nouvelles opportunités et de rebondir.  Nos dirigeants sont entrain de débroussailler le champ et même de semer les graines de l’espoir, à nous vaillants peuples du Sahel de mobiliser toutes nos forces, toutes nos intelligences pour cultiver nos terres et récolter les résultats de nos sacrifices. 

Pendant longtemps la presse et la littérature néocolonialiste, en complicité avec les sous-préfets de la françafrique, nous ont abreuvé de théories sur la pauvreté de nos pays, la déficience de nos intelligences et l’incapacité de nos peuples à prendre leurs destins en main. Nous avons failli croire que nous sommes destinés à être éternellement assistés. Mais aujourd’hui, les militaires au pouvoir au Sahel nous font découvrir nos forces et nos richesses. Chaque décision prise aujourd’hui au Burkina Faso, au Mali ou au Niger a une répercussion sur l’économie d’une partie du monde et des bouleversements géopolitiques majeurs. Même nos silences représentent des menaces, une situation illustrée par le cas de l’uranium.

Il est temps de s’atteler à la construction de nos nations, loin de la zizanie, des guerres de positionnement, de la division, de l’exclusion. Il faut être forts ensemble pour affronter les divers pièges que préparent nos ennemis. Nous sommes désormais responsables de nos destins, acteurs de notre développement, pour construire ensemble nos pays. Nous devons être dans l’action et non dans la réaction, dans l’offensive et non sur la défensive.

Zas

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *